racisme
Hamid
Depuis deux heures qu’il a pris le chemin. A pieds ; sans but. Mais avec l’idée de tout perdre, d’abord sans travail, sa famille ensuite, son honneur par conséquent.
Avant ; tout était beau. Jusqu’à ce que Hamid et par un maudit jour, alors qu’il était agacé par son supérieur le xénophobe ; qui ne s’arrête pas de l’humilier ;a tel point qu’il l’a dégradé et l’a renvoyé aux archives suite à une faute de chiffres, a rencontré un vieil ami, ivrogne mais vicieux. Ils ont partagé quelques nouvelles, le vicieux a proposé de boire un verre dans le bar à coté de mme Denis. Hamid volontiers. Un verre puis un deuxième et ainsi de suite… ils ont pris l’habitude de s’y rencontrer chaque jour.
Hamid s’est complètement métamorphosé, alcoolique est devenu. Il se dispute tout le temps, à la maison et au travail. Après une vie paisible et ordinaire, il s’est perverti. Il est devenu un élément principal du bar, il vit la nuit et tardivement rejoint sa famille et son travail, le lendemain. Et après tant d’avertissement, le conseil de discipline de la société où il bosse, a décidé de le virer. Il fuit devoirs et responsabilités, ses dépens sur l’alcool ont vidé presque sa maison des éléments essentiels.
Sa femme ne peut plus le supporter. Sans l’aviser, Elle a attendu hâtivement son congé pour l’a quitté et revenir au blade. Déplorant sa condition, et la situation de son époux. Sa famille et ses gendres ne peuvent rien ni pour elle ni pour lui, il est là bas ; très loin. Même le téléphone il en a coupé.
Hamid se trouvait sans sous, ses amis sont las de le dépanner. Le voila, s’assied dans un coin auprès de la froide cheminée, il ne lui reste que de pleurer amèrement son sort, en regardant ses diplômes sur le mur, et les photos de lui et de sa femme pleines de joies. Il ne peut pas continuer à les regarder, il sentait une douleur qui broie son cœur, il sortit et prenait l’inconnu… en déambulant dans les rues de la grande ville. Il se perdait entre ses souvenirs et sa condition, entre les rues et les regards des gens. Jusqu’à ce qu’une marraine le stoppa et lui proposa son aide vu de sa mesquinerie, Hamid, volontiers encore.
Il suit un traitement d’antisepsie et des séances de réintégration sociale. Mais hélas ! C’est trop tard, l’alcool a abîmé son foie et tout l’appareil digestif. Et par un triste jour ; Hamid s’est rendu l’âme à son seigneur, comme un clandestin sans papiers, dans un asile.
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