Présentation

Concours

Recommander

Texte libre

Safi et son seigneur

 

 

 

Elle pleure de joie et de bonheur.

Pour aller voir son seigneur.

 

Heureuse de faire son voyage.

Parmi les fidèles les plus sages.

 

Timide, elle lui remettre cette page.

Mais, a-t-il bien tout ce courage ?

 

Pour arriver à dissiper les nuages.

Montrer son cœur et sa belle image.

 

En cette grande fête nationale.

Devant le grand palais Royal.

 

C’est avec soumission et obéissance.

Qu’elle jettera dans la balance.

 

Avant même d’entrer en transe.

Un ange dans cette fête d’allégeance.

 

Son dévouement, elle le consacre au Roi.

Qui mérite toute la sincérité et la foi !

 

Son pays est connu à l’échelle mondiale.

Nous devons œuvrer pour son union territoriale.

 

Son ardeur, sa vivacité et sa compassion.

L’aident à affronter la mondialisation.

 

Son peuple, pieux, croyant et uni.

L’épaule pour soutenir les démunis.

 

Son amour pour le pays et sa sincérité.

Contribuent à la lutte contre la pauvreté.

 

Son courage, sa passion et sa loyauté.

S’unissent pour pérenniser se souveraineté.

 

Lui, son Roi, que Dieu le glorifie.

A Pu, toujours ; relever tous les défis !

 

Docile, elle lui adressera de loin.

De grands gestes, ses sincères témoins.

 

Elle souhaiterait bien pourtant l’embrasser.

Cette pauvre mère, de patience lassée.

 

Elle lui louera ce cri du fond du cœur.

Pour lui son protège, son vrai sauveur.

 

Prête à lui offrir son meilleur fils.

Comme dans l’histoire du grand sacrifice ?

 

Le voyant, même de loin avec considération.

Impatiente, elle attendra sa bénédiction.

 

Elle reviendra seule, après son devoir.

Rassasiée. Heureuse et pleine de l’espoir.

 

Que son Roi indulgent, lui rende visite.

A fin de lui montrer ses meilleurs sites.

 

Qu’il voie sa belle ville, et ce dès demain.

Une branche verte d’olivier à la main.

 

Profusion elle offrira de dattes et de miel.

Pour vous, notre seigneur et lune du ciel.

 

Notre drapeau, vous attend, rouge et vert.

Toujours beau, planté sur le château de mer.

Abdelaziz Mouddæn

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

parler de soi c'est se rendre à un diner sans avoir été invité, mais s'il est savoureux !! alors là; ça vaut la peine ...rachid hanjri ,.c'est comme ça que je suis né. mais si j'avais le choix , j'aurais du me nommer rachid hanjri egalemet, car je ne peut etre que moi!! j'ai lu un jour, que les enfants choisissent leurs parents etant foetus; sinon le couple demeure stérile.je suis né le 14 février ,le jour qui se coincide avec la fete des amours; le saint valentine. et cela m'inspire tellement.mon horoscope donc est le verceau dont les liens sont des imprévisibles; et c'est bien le cas à ce qui me concerne. puisque parfois je n'arrive pas à me controler, devant une telle ou telle situation..

 

Catégories

W3C

  • Flux RSS des articles
Dimanche 20 septembre 2009

Tous mes souhaits les plus distingués de bonheur et de prospérité

Par safi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 5 août 2009
      une mode qui dérange!!!

 

     Vue les apparences ; de certains footballeurs (Becckamme, Ronaldino...)  et de certains Artistes (Omar Diyab, M Poccora. Tarkins…), que les jeunes prennent comme idoles. En se déguisant à leurs aspects. On se rend compte que d’ici une décennie ; il n y’aura pas une différences entre les fringues hommes-femmes. 


En se déambulant à travers les magasins et les boutiques des effets ; sensés être 100 %masculins ; je me suis étonné par des styles, des couleurs, carrément féminins .à l’instant j’ai dit à un ami, qu’est le frère d’un marchand, << ton frère va égarer les jeunes, il va les efféminés. >> . Il m’a répondu que c’est la tendance qui l’impose. Ainsi, on a commencé à voir des tricots en rose ou en fuchsia, des tee-shirts avec des paillettes, des chemises à fleurs ou  avec des légers jabots, des chaussures de couleurs ou  à motifs …

Ce là, nous conduit à parler de look également, il n’y a pas seulement que les filles qui prennent soin de leurs allures. Beaucoup de jeunes garçons commencent à mettre l’écran solaire ; même Il y a certains qui tentent la manucure, sans parler des gels ou des crèmes à cheveux qui sont largement répandus. Ainsi l’homme d’aujourd’hui, est un homme dandy qui fait de l’aérobic, qui allait deux fois en minimum dans un seul mois chez le coiffeur, c’est un homme exigeant à ce qu’il se vêtit. Des jeans sablés ou déchirés de coté, même avec des tongs, des boucles ou percings dans les oreilles et on sait pas oú encore ; La ceinture doit se marier avec la couleur des chaussures ; et beaucoup de cela….           

      La question donc : cette identité malmenée due à quoi ? 

 A mon avis, une jeunesse sans principes, indéterminée, facilement; elle peut être influencée Par les fantaisies d’un certain styliste, ou l’excentrique de quelques footballeurs qui cherchent à se distinguer. D’autre part, la télévision joue son rôle dans ce sens, les héros de la télé sont de beaux mecs que l’on voit entrain de se maquiller ou dans des espaces de beauté réservés aux hommes.

Par safi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 31 juillet 2009

une réflexion

J’aimerais bien que vous saviez ces questions qui vont et viennent dans ma tête, toutes ces questions qui ne servent à rien, toutes ces questions qui ne sont rien lorsque la principale ne peut être résolue !

voyez-vous, il y a des jours où je me demande vraiment ce que nous faisons sur terre. J’en suis même arrivé à me demander si la mort n’était pas une bénédiction comparée à cette vie sans sens que nous menons.

Quoique je fasse, quoique je dise, quoique je pense, il y a toujours cette question du pourquoi de la vie, du pourquoi de l’existence qui revient sans cesse et sans cesse. Je pourrai ne pas y penser mais je veux y penser. Ne pas le faire est un signe de lâcheté, de fuite face à la fatalité. La fatalité, n’est-ce pas ce qui nous réduit ?

Notre présence sur terre pourrait aussi être dû à un Dieu. Mais qu’est-ce que Dieu ? Il serait en quelque sorte l’enveloppe matérielle de notre conscience, de notre âme...et l’abstrait de notre corps. Il serait alors une entité abstraite. Mais comment croire en de l’abstrait ? Et même si je voulais croire en lui, cela me fournirait-il la réponse que j’attends depuis toujours ?

Néanmoins quelque chose me pousse à croire. Sans doute est-ce une sorte d’instinct de conservation qui joue.
Je ne peux pas croire que nous sommes là sans raison, pour rien. Si nous sommes là c’est pour quelque chose... mais certainement pas pour nous détruire. Pourtant, lorsque je vois le monde dans lequel nous vivons, je ne vois que çà. Destruction, destruction et destruction. Nous ne construisons rien de valable, rien de durable... à part la destruction qui, elle, est éternelle.

Quand je vois tous ces gens autour de moi, je ne vois que de la pourriture, des gens qui ont peurs, des gens qui fuient...des épaves vivantes. Et la mort, c’est l’oublie total de l’écœurement que cela me procure... c’est l’oublie total de cette haine que tous et toutes essayent de maîtriser tant bien que mal... de leur jalousie inconsciente qu’ils ont envers et contre tout parce qu’au fond d’eux-mêmes ils savent qu’ils ne sont rien et ne qu’ils ne seront jamais rien... et ils ne veulent pas l’accepter, ne veulent pas en prendre réellement conscience. Ils prennent tous leurs désirs pour des réalités possibles, ils se croient exceptionnels, ils se croient des bêtes rares auxquelles l’on doit satisfaire les moindres caprices, ils se croient fiers alors qu’ils ne sont que capricieux, ils se croient non jugeables, ils se comparent aux quelques génies d’hier, chacun d’eux se pense comme seul apte à pouvoir diriger, ils nous prennent tous et toutes pour des cons incapables de bon sens, ils croient manœuvrer tout le monde et çà, ils n’osent l’avouer car ils savent que leur voisin pense la même chose. Alors ils trouveront des excuses à leur agressivité, à leur haine, à leur hypocrisie perpétuelle. Ils liront Montaigne et se diront tout comme lui « J’aimerai mieux passer pour fou et sot, pourvu que mes défauts ma charment, ou du moins m’échappent, que d’être sage et d’enrager », alors qu’ils ne veulent même pas admettre, même pas voir leurs réels défauts. Ils se retranchent derrière une image toute leur vie, ils s’imaginent de faux défauts et cherchent à se persuader qu’ils les ont vraiment. Ils se disent grands, sensibles, plein de pitié, de compassion et de bonté envers tous... et le soir venu ils ne font que jurer, jurer et toujours jurer. Pour avoir bonne conscience, ils disent de leurs voisins que ce  sont des jaloux, qu’ils refusent leur aide lorsqu’ils la proposent, qu’ils ne font que critiquer, qu’ils acceptent la misère, qu’ils se complaisent dans l’injustice, qu’ils les haïssent, qu’ils les envient.

J’aurai envie de leur cracher dans la gueule à tous qu’ils se réduisent, qu’ils se diminuent en cherchant à devenir un autre, un étranger qui ne pourra jamais les satisfaire et les combler. Ils cherchent à être parfaits, sans un défaut, et ainsi ils se détruisent eux-mêmes en ne pouvant s’extérioriser tel qu’ils le souhaiteraient au fond d’eux-mêmes.

 

Mais le bien, le bonheur, çà n’existe pas. Cà n’existe que par rapport au mal. Si le mal n’existait pas, le bien n’existerait pas non plus... car le mal est toujours au dépend du bien et le bien au dépend du mal.

voyez-vous, lorsque je dis de ma personne qu’elle est heureuse, c’est parce que je sais qu’à mes côtés il existe des personnes dans la misère. Mais ces mêmes personnes peuvent se dire à leur tour heureuses parce qu’elles savent qu’à leurs côtés d’autres personnes sont encore plus à plaindre, etc...

Maintenant, si je me dis malheureux, c’est que je sais qu’à mes côtés se trouvent des personnes plus heureuses. Ces mêmes personnes peuvent se dire malheureuses à leur tour parce qu’elles savent qu’à leurs côtés se trouvent des gens plus heureux, alors qu’elles pourraient se considérer comme heureuse sachant que je suis plus malheureux qu’elles. Pour elles le bonheur d’un voisin est un mal et mon malheur est un bien.

Et moi dans tout çà ?

Si je ne sers plus à rien pour l’humanité, ce n’est en restant en vie que je pourrai connaître la paix... je ne la connaîtrais que dans la mort.

Aujourd’hui le malheur, la misère est trop souvent un problème matériel. Les gens, tellement obnubilés par cette misère matérielle oublient trop souvent pourquoi l’être humain s’appelle humain. A cause de tous ces mal-baisés, ou grâce à eux, je ne suis même plus écœuré. Je suis lassé, ma tête fatigue et mes yeux se ferment.

Lorsqu’aujourd’hui je regarde un réveil, j’en arrive presque à l’envier. Nous sommes comme lui. Ses aiguilles sont programmées pour tourner heure par heure, minute par minute. Nous, nous sommes programmés pour faire la fête à certaines heures, pour travailler à d’autres... nous sommes les aiguilles du réveil qu’est notre société. Mais le réveil a sa sonnerie. Nous, c’est cette sonnerie qui nous manque. Nous avons grandit trop vite à travers les siècles sans oser regarder et constater nos changements. Nous refusons d’admettre les erreurs possibles, pour ne pas dire probables et même certaines que nous avons commises à travers les siècles. Le passé est trop vite oublié, le présent nous fait peur... il ne reste que le futur. Mais que veut dire ce mot futur ? Il ne sera rien d’autre que la continuité de notre présent, de notre passé. Alors comment croire en un futur possible si déjà nous n’acceptons pas notre présent en rejetant ses torts sur le passé ?

Par safi - Publié dans : la lecture
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 29 avril 2009

En live. Quand l’amour se discute

En mars. Radio Atlantic. En direct, Chorouk Gharib et le docteur Aboubakr Harakat abordent L’amour en dehors du lit. Au programme : quid de l’affection dans le couple en dehors des relations sexuelles ou comment une femme peut faire comprendre à son mari que ce n’est pas parce qu’elle a posé sa tête sur son épaule qu’elle souhaite passer au lit ? Le sujet a inspiré les auditeurs. En deux heures, 14 appels et 14 histoires : une épouse déclare ne voir de mari gentil que dans les films, un mari admet être incapable de dire je t’aime à sa femme, un homme affirme que la routine et les problèmes financiers tuent l’amour, et ajoute av ec force: “L’amour, dans ce pays, est mort, lah irahmou”. Suit un autre auditeur qui concède que, en général, les hommes ne font pas d’efforts pour préserver la flamme. Puis, une jeune femme mariée depuis 4 mois confie avoir peur de passer à l’acte sexuel, et une autre en couple depuis 30 ans soutient sans emphase : “Je viens de me rendre compte que mon mari n’a jamais existé”. Enfin, une dernière auditrice, toujours amoureuse de son mari comme au premier jour, encense l’importance de la communication au sein du couple et transmet un véritable message d’espoir. Le tout, dans une bonne ambiance, ponctuée de blagues aussi bien en darija qu’en français, avec un Dr Harakat patient et persévérant et une Chorouk Gharib au sourire dans la voix. Un grand moment de partage et d’ouverture, comme on en écoute peu.

Par safi - Publié dans : actualités
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 26 mars 2009

Quelques textes chargés de sens

La jeunesse n'est pas une période de la vie, elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une qualité de l'imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années:

On devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.

Les années rident la peau; renoncer à son idéal ride l'âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, noue font pencher sur la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille.  Il demande comme l'enfant insatiable: et après? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

Vous étés aussi jeune que votre fois aussi vieux que votre foi.

Aussi jeune que votre confiance en vous même.

Vous restez jeune tant que vous resterez réceptif

Réceptif à ce qu'est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.

 

La vie n'a pas d'age.

La vraie jeunesse ne s'use pas.

On a beau l'appeler souvenir,

On a beau dire qu'elle disparit ,

On a beau dire et vouloir dire que tout s'en va,

Tout ce qu'est vrai reste là.

Quand la vérité est laide, c'est une bien fâcheuse histoire,

Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.

Les gens très âgés remontent en enfance

Et leur cœur bat

Là ou il n'y a pas d'autrefois.

 

 

 

Par safi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 28 février 2009

L'histoire de sentiments
       Il était une fois, une île où tous les différents sentiments vivaient: le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris. Un jour on annonça aux sentiments que l'île allait couler. Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent. Seul l'Amour resta. L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment. Quand l'île fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide. La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau. L'Amour lui dit: "Richesse, peux-tu m'emmener?" "Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau. Je n'ai pas de place pour toi." L'Amour décida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau: "Orgueil, aide moi je t'en prie!" "Je ne puis t'aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau." La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda: "Tristesse, laisse moi venir avec toi." "Oh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !" Le Bonheur passa aussi à côté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendit même pas l'Amour l'appeler! Soudain, une voix dit: "Viens Amour, je te prends avec moi." C'était un vieillard qui avait parlé. L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla. L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir: "Qui m'a aidé?" "C'était le Temps" répondit le Savoir. "Le Temps?" s'interrogea l'Amour. "Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé?" Le Savoir sourit plein de sagesse et répondit: "C'est parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la Vie.

Peut on vivre sans sentiments ?
       Le sentiment est la base de l'être humain, c'est ce qui nous fait avancer, nous fait exister pour nous, dans la société, avec les autres. L'impossibilité de vivre nos sentiments, de les extérioriser risquent de nous faire basculer dans des pathologies proche de l'autisme. Il faut absolument accepter ses sentiments et savoir les partager. 
       Il existe bien sûr le risque de se faire déborder par ses sentiments, de mal les gérer, mais c'est une question d'expérience, de maîtrise de soi. Comment font ceux qui n'éprouvent aucuns sentiments face aux petites choses de la vie, un geste, un mot ou une attention ?! Sont ils vraiment heureux ?! Il m'est impossible de vivre sans cœur, sans sentiments ni état d'âme, un geste, un mot ou une attention me rendent toujours heureux.

Par safi - Publié dans : la lecture
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 17 février 2009

La dynastie des Berghwata a régné durant quatre siècles sur la région de Tamesna, du Bouregreg au Oued Oum Rabi'. Leur principauté avait son propre prophète, son propre Coran et ses propres rites.

Qui sont les Berghwata ?
Leur nom ne figure nulle part dans les manuels scolaires d'histoire. Une seule ligne figure à leur propos sur le site officiel du ministère de la Communication, apprenant au lecteur que ces gens se sont soulevés contre le califat omeyyade. Hormis des érudits d'origine berbère, très peu savent que les Berghwata furent la dernière dynastie dont les rois étaient des Marocains de souche, des fils du bled du premier jusqu'au dernier. Ce que le public ignore aujourd'hui, c'est que les Berghwata ont régné sur la région de Tamesna, de Salé à Safi (ce que l'on nomme actuellement le Maroc utile) pendant quatre siècles. Surtout, ils avaient leur propre prophète, leur Coran et leurs rites. Qui sont donc ces gens qui ont régné de 742 à 1148, sans laisser la moindre trace dans l'histoire officielle ?

Les Berghwata étaient connus également sous le nom de Béni Tarif, d'après le nom du fondateur de la principauté. Ce guerrier marocain a d'abord rejoint l'armée des Arabes provenant d'Orient qui ont avancé vers l'Espagne, avant de rejoindre le dissident kharijite Mayssara et porter le glaive contre les conquérants musulmans, “pilleurs de biens et violeurs de belles femmes”.  La plupart des historiens décèlent dans ce nom l'origine des “Berghwata”. D'autres rappellent que
Tarif est un amazigh et que les Berghwata proviennent de la dynastie berbère des Bacchus. En tout cas, Abou Oubaïid Al Bakri, l'un des plus importants chroniqueurs des Berghwata, raconte qu'en 740, “les berbères de Masmoda et Zenata (principales tribus marocaines de souche) ont désigné Tarif comme leur chef”. Il fut considéré comme le fondateur effectif de la principauté des Berghwata, mais c'est son fils, Salih Ibn Tarif, qui passe pour être le fondateur spirituel et le créateur de la religion des Berghwata.
Leur culte, leur Coran et leurs rites

Les historiens parlent de “religion” parce que les Berghwata possédaient leur propre Coran. D'après Abou Salih Zemmour, le chargé de prière des Berghwata, ce Coran comportait quatre-vingt versets intitulés des noms de prophètes (Adam, Ayyoub/Job, Younès/Jonas...), de récits (celui de Pharaon, de Gog et Magog/Hajouj et Majouj, du charlatan, du veau…) ou d'animaux (le coq, le chameau, les criquets, le serpent…). Mais aucune trace de version écrite n'a pu être trouvée dans la région de Tamesna où ils se sont fixés. Cependant, Al Bakri a cité un extrait de la sourate d'Ayyoub, l'équivalent de la Fatiha coranique (première sourate du Coran) des Berghwata. Le texte dit : “Au nom de Dieu qui a envoyé son livre aux gens pour les éclairer sur sa Vérité. Ils disent alors : Iblis (Satan) est donc au courant de cette vérité. Dieu objecta. Il ne supporte point Iblis”. Le mot “Dieu” ici est la traduction du mot “Yakouch” que certains ont considéré comme le dieu des Berghwata, alors que d'autres soutiennent qu'il s'agit tout simplement de la traduction du mot “Allah”, auquel les kharijites parmi les berbères musulmans croyaient auparavant. Ce dernier avis est partagé par Mohamed Talbi, qui avance que “la religion des Béni Tarif ne s'est pas totalement écartée de l'Islam. Elle s'est contentée de l'adapter dans une version amazighe, locale et indépendante de l'Orient, en se dotant d'un Coran local et d'un prophète local”.

Cette tendance “indépendantiste” ne s'est pas limitée aux textes. Ainsi, les Berghwata observaient le jeûne pendant le mois de Rajab au lieu du mois de ramadan, priaient en groupe le jeudi et non le vendredi, faisaient certaines prières sans prosternation ni génuflexion (sujud et rukou'), à l'instar des chrétiens. Pour leurs ablutions, ils se lavaient également les deux côtés du ventre. Ils observaient cinq prières le jour et cinq la nuit. À travers ces manifestations de zèle, d'après l'analyse de Mohamed Talbi, les Berghwata voulaient probablement montrer qu'ils n'avaient pas de leçon à recevoir des despotes de l'Orient et qu'ils pouvaient produire leurs propres règles religieuses. En parallèle, les Berghwata étaient permissifs lorsqu'il agissait des plaisirs de la vie. Leur législation religieuse permettait par exemple aux hommes d'épouser autant de femmes qu'ils pouvaient, sans restriction aucune, et de les reprendre en mariage après le divorce

s'ils le souhaitaient. D'ailleurs, ce qui attirait les étrangers dans leur contrée, à en croire Léon l'Africain, qui en a parlé ultérieurement, c'était la beauté extraordinaire de leurs femmes.

Au niveau de la population, les rites des Berghwata s'apparentaient de manière étonnante aux croyances païennes ancestrales et aux pratiques de sorcellerie, dont la sacralisation du coq. Les gens de Zemmour, où les Berghwata s'étaient installés dès le 9ème siècle, disent toujours, au lever du jour, “la tay wadane afellous” (le coq appelle à la prière). Selon l'orientaliste Nahoum Slouch, l'interdiction de manger la chair de coq chez les Berghwata proviendrait des juifs du Machreq au Sahara. Ce qui a incité Slouch à affirmer que “la religion des Berghwata est musulmane dans sa forme, berbère dans ses rites et juive dans son fond et ses tendances”. Concernant les rites de magie, il semble, selon les historiens de l'époque, que c'est dans la région de Tamesna, traversée de forêts et de ruisseaux, qu'est née l'idée de “nature hantée”. Quant à la réticence à manger la tête de certains animaux, dont le poisson, et l'interdiction de manger des œufs, elles sont toujours de rigueur chez certaines tribus des Masmoda qui se sont réfugiées dans le Souss, après la dissolution de la principauté des Berghwata.

Par safi - Publié dans : à découvrir
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 24 janvier 2009

Violence, racket, sexe et langage ordurier… jamais un film marocain n’a explosé autant de tabous à la fois. Enquête sur un tour de force.

On vous raconte quand même l’histoire : deux jeunes Casablancais vivent de combines et de petits coups minables. Ils ont 20 ans, des problèmes de famille, d’argent, d’amour, etc. Ils rêvent d’Europe, de sexe et de fric. Un jour, ils tentent de décrocher le jackpot en dopant un cheval de course pour le compte de bookmakers. Le coup tourne mal et la police les prend en chasse… L’histoire est plantée. Reste le décor, personnage principal du film. Casablanca, jour et (surtout) nuit. La ville blanche devenue noire. Dar Beida la crasseuse, vicieuse, poisseuse, violente, paumée. Casanegra.

 

Plus fort que Les Bandits ?
Si vous faites partie du monde parallèle de Facebook, vous avez toutes les chances d’avoir un ami inscrit au fan-club du film. “…Qui compte plus de 5000 membres”, jubile, fébrile, le réalisateur du film, Noureddine Lakhmari. Sorti le 24 décembre, Casanegra réalise un carton inespéré. 63,000 entrées en deux semaines à peine, un temps de passage record qui lui permet d’envisager, pourquoi pas, d’exploser la barre du million d’entrées approchée par Les Bandits (2003), gentille comédie de
mœurs de Saïd Naciri. Déjà, il est acquis que le film fera mieux que trois ou quatre champions du box-office marocain : Les Larmes du regret (1982), Un Amour à Casablanca (1991), A la recherche du mari de ma femme (1993), Marock (2006).

“C’est un phénomène, le public est un mix représentatif de toute la société marocaine. Il y a les jeunes, les vieux, les voilées, les riches, les intellos, les familles, les couples, les copains du derb, etc.” s’extasie, avec un œil sur le tiroir-caisse, un exploitant de salle à Casablanca. Le film est de toutes les conversations, sur toutes les langues. L’impression générale est que tout le monde a quelque chose à dire sur le film, tout le monde l’a vu. Ou quand le cinéma quitte son petit espace clos pour pénétrer dans les foyers, les forums de discussion, les conversations de tous les jours.

Sur Youtube, la Mecque vers laquelle se tournent tout internaute qui se respecte, un spectateur a trouvé le moyen de filmer, à partir de son téléphone portable, quelques plans du film avant de les mettre on line. Les plans “volés” correspondent à deux scènes parmi les scènes les plus hot du film : la masturbation de Driss Roukhe, mari violent mais malheureux depuis le départ de sa femme, le baiser échangé entre Anas El Baz et Ghita Tazi, couple improbable, lui beau mais pauvre, elle riche et un peu coincée. Le post, consulté sur Youtube au rythme d’une centaine de clics par jour (la moyenne d’une salle de cinéma !), ressemble à un très court métrage dans lequel les dialogues ont été effacés et remplacés par le commentaire oral, évidemment très épicé, de notre internaute.

Ça parle, ça dit tout, mon frère
On arrive au menu principal : le contenu du film. Casanegra est bien ce qu’on vous avait dit?: un condensé de vie casablancaise, marocaine, c’est dur, violent, physique. Et verbal. C’est peut-être Noureddine Saïl, directeur du CCM (Centre cinématographique marocain), joint au téléphone, qui résume le mieux le film?:

“Casanegra est le regard lucide, intransigeant, sur un monde plein de violence. En ce sens, il va plus loin que les diagnostics fournis par les sociologues et les prospectivistes”.
Diagnostic, le mot est lâché. Malgré une photo hyper léchée et des images parfois très Art déco, Casanegra est d’abord le reflet cru d’une certaine réalité. La violence, physique et plus encore verbale, est pratiquement de tous les plans. Comme dans la vie. Une première dans l’histoire du cinéma marocain, réputé timide, pour ne pas dire aseptisé. “Cette violence, je ne l’ai pas filmée par complaisance, ou pour essayer de survendre le produit. J’ai simplement tendu l’oreille et transcrit ce que j’ai pu…”, nous explique Noureddine Lakhmari, qui signe aussi les dialogues du film.

Mesdames, messieurs, attention à vos oreilles. “Din Mouk”, “Zamel”, “Ould Qahba”, “Awd l’Karrek” poussent comme des champignons à tous les coins de rue. Les expressions que vous utilisez, subissez ou simplement “captez” dans la vie de tous les jours, tous ces mots qui vous font rougir devant vos enfants, vos parents, tout cela vous est donc servi, pour la toute première fois, dans un film marocain. Noureddine Lakhmari assume : “Bien sûr que l’on s’insulte beaucoup dans le film. Mais il ne faut pas s’arrêter au premier degré. Les Casablancais, et les Marocains en général, le savent, surtout les jeunes, quand on rencontre un ami, on peut lui dire, pour le taquiner, presque affectueusement : Fine azzamel, Tais-toi a ould dine l’kalb. C’est violent, c’est cru, mais ce n’est pas forcément vulgaire, c’est même parfois affectueux, poétique, tout dépend du contexte, du ton, du rapport qui lie les personnes. Et puis, ce langage c’est le nôtre, il appartient à notre darija, on s’en sert comme moyen de communication, inutile de le nier”.

Tout sauf Dieu
Casanegra ne fait pas tout dire à ses personnages. Si les expressions liées au sexe et à la religion des hommes sont largement employées par les personnages du film, tout ce qui se rapporte à Dieu a été purgé. Autocensure ? “Si vous
voulez, mais je préfère parler de rétention. Je n’ai pas voulu tout lâcher à la fois, Casanegra n’est pas un film documentaire avec le catalogue exhaustif des expressions de rue, c’est une fiction avec des partis pris, du dialogue jusqu’aux décors” se défend Noureddine Lakhmari. Avant d’ajouter, lucide : “Vous savez, de mon point de vue personnel, et ceux qui ont vu Casanegra le savent très bien, je suis resté pudique. Ce qu’on voit, ce qu’on dit dans le film, ne représente même pas 10 % de la réalité de tous les jours”.

Même élagués de toute référence à Dieu, tabou suprême s’il en est, même passés par les filtres hyper-fins de l’autocensure, les dialogues crus du film ont posé plus d’un problème. Le cinéaste se rappelle : “Une fois le scénario et les dialogues écrits noir sur blanc, il s’agissait de trouver les acteurs capables de jouer les scènes et de lire le texte. Ce fut assez difficile”, résume le cinéaste. Pendant le tournage, certains acteurs ont régulièrement buté sur des mots-clés, familiers mais totalement inédits au cinéma. Sans parler de ceux, et celles, qui ont refusé de tourner à cause d’un baiser, d’un attouchement… Avant de jeter son dévolu sur Driss Roukhe (Babel, 2006), pour le rôle du beau-père, Noureddine Lakhmari a essuyé sept refus de comédiens connus. “Ils ont tous dit non à cause de la scène de la masturbation. C’est dommage, mais je les comprends. Mais Roukhe, qui joue le rôle, est excellent”. Et Driss Roukhe, justement, qu’en pense-t-il ? “Je pense que c’est un bon plan, dans un bon film.

Je fais mon métier, je suis acteur de composition, je juge mes films d’après la qualité des scénarios, c’est tout. Quant à Casanegra, il ne m’a valu que des compliments, Al Hamdou Lillah”. Les deux scènes de baisers, entre Anas El Baz et Ghita Tazi, mais aussi entre Mohamed Benbrahim et Rawiya, ont également posé problème. Le premier baiser a justifié le refus de nombreuses actrices confirmées, mais c’est surtout le deuxième, un baiser “de vieux”, qui a été le plus cocasse. “J’étais partagé entre mes deux comédiens. Benbrahim n’y arrivait pas, Rawiya s’impatientait”, se souvient Lakhmari, un peu amusé. Au

final, c’est Rawiya, comme elle nous l’a raconté, qui a réglé le problème en apposant un baiser “fraternel” sur les lèvres de son complice : “Ou mal’ha, achnou fiha, rah b’hal khouya”, nous commente l’actrice, remarquable de détente et de naturel tout au long du film.

Quand l’émotion fait rire
Et le public, comment a-t-il réceptionné le film et toutes ses audaces, tant physiques que verbales ? Un exploitant à Marrakech, l’une des quatre villes (en plus de Casablanca, Rabat et Tanger) dans lesquelles le film est visible, raconte : “Le premier jour, j’ai regardé le film parmi le public. J’appréhendais. A mes côtés, deux jeunes femmes voilées. A la première insulte sortie de la bouche d’un acteur, la salle riait aux éclats, les deux femmes pas vraiment. Petit à petit, les deux spectatrices ont imité tout le monde, riant pratiquement à tous les gros mots, qui sont devenus autant de moments comiques”.

On y est : les scènes les plus violentes du film, images et sons, déclenchent le rire des spectateurs. Quand Driss Roukhe se masturbe en se tordant de frustration et de douleur, la réaction en face est un fou-rire. Commentaire de ce critique de cinéma : “C’est normal, les gens n’ont pas l’habitude, pas dans un film marocain, arabe. Mais ce sont des rires nerveux, hystériques, qui traduisent plus la gêne et l’indisposition qu’un ressenti réellement comique”. Le malentendu, le décalage, la bascule tendant involontairement de l’émouvant au comique, tout ce côté improbable se retrouve, bien entendu, dans d’autres scènes, pas forcément liées au sexe, ni aux excès verbaux. Exemple : quand le père de Anas El Baz, infirme, passe au petit coin, pantalon sur les genoux… C’est clair : on n’a pas l’habitude.

Mais le public afflue, en masse. Certaines séances, à Casablanca notamment, ont affiché complet. Confirmation de Hassan Mouadib, un distributeur qui a parié tôt sur le gros potentiel commercial du film : “Un jour, on a arrêté un homme et sa femme pour leur demander l’âge exact de leur enfant, qui les accompagnait à l’entrée de la salle

(le film est interdit aux moins de 12 ans, ndlr). Ils ont répondu : il a plus de 12 ans et, de toute façon, il est impossible de le laisser dehors puisque c’est lui qui nous a convaincus de venir voir le film”.

La peur des annonceurs…
L’air de rien, Casanegra est bien devenu, un peu malgré lui, film familial, un produit que les pères et les fils peuvent voir et aimer, pourquoi pas ensemble. Le constat, s’il est heureux, reste partiel, non généralisé. “Trop violent, trop vulgaire”, commentent, en quittant la salle, les quelques spectateurs déçus. Pour avoir une idée de l’expression de cette minorité mécontente, on peut surfer sur le Net. Au hasard d’une navigation, on peut tomber sur un post acerbe, ou carrément insultant, à l’égard du film. Noureddine Lakhmari confirme : “Sur certains sites, j’ai pu lire : Casanegra film sioniste, Lakhmari ramène de l’argent d’Oslo (ndlr : le cinéaste a fait de la capitale norvégienne sa deuxième ville d’adoption, après Casablanca) et travaille pour Israël !”.

Etonnant. Mais pas tant que ça, finalement, quand on se rappelle que le vocable “sioniste”, qui draine toutes les rancœurs, a été apposé sur bien des produits, films ou pas, qui n’ont pas eu l’heur de plaire à tout le monde. Marock, quand il a atterri dans les salles en 2006, a bien hérité de cette étiquette… On l’a compris, ce film n’est pas du genre à laisser indifférent. Audacieux, courageux, Casanegra peut faire peur. Dino Sebti, dirigeant de Sigma, qui figure parmi les producteurs du film, ne dira pas le contraire. “Beaucoup d’annonceurs se sont désistés avant même la sortie du film. Ils nous ont tourné le dos, en arguant : ah non, ce film ne nous représente pas”. Les désistements en série ont plombé la production du film, la privant de fonds évalués entre 3 et 5 millions de dirhams. Ce qui est lourd, très lourd, pour un budget arrêté au final à 13 millions de dirhams.

La peur a également gagné certains milieux officiels. Casanegra n’a pas été retenu dans le dernier Festival de Marrakech, en novembre 2008, un cadre pourtant idéal

pour ce genre de produit novateur, les sélectionneurs lui préférant le pourtant contesté Kandisha, selon la version officielle. Dans les coulisses, les salons de Marrakech, Casablanca ou Rabat bruissent d’une rumeur qui ne paraît pas si infondée : Casanegra aurait été retiré pour ne pas risquer… d’écorcher les oreilles princières, SAR Moulay Rachid étant un habitué du Festival (qu’il préside). Un acte de prudence, en somme.

This is not Morocco !
Le film a bénéficié de plusieurs projections-tests pour bien sonder le public avant la sortie commerciale. Le procédé a probablement fait fuir quelques annonceurs, échaudés par la teneur des images et des dialogues du film, mais il a permis de rassurer sur sa faculté de fédérer tous les publics. Au CCM, la commission de visionnage a coché la case “interdit aux moins de 12 ans”, pour accompagner le visa de sortie. Commentaire de Noureddine Sa^ïl, directeur du Centre : “Le film comporte des violences verbales, qu’il est important d’interdire à un très jeune public, mais c’est une œuvre artistique qu’il faut respecter et laisser à l’appréciation du plus grand nombre de spectateurs”. Noureddine Lakhmari n’en demandait franchement pas tant. “Honnêtement, je craignais que le film ne soit interdit aux moins de 16 ans”, nous a-t-il confié. A Dubaï, où le film a remporté un joli succès au festival du film, Casanegra a d’ailleurs été interdit aux moins de 18 ans. Ce qui en dit long sur la relative et très nette ouverture d’un pays comme le Maroc.

A Dubaï, donc, détail important dans le cinéma arabe, le public a réagi “normalement”, riant et applaudissant aux scènes-clés. Mais il y a eu des exceptions. Lakhmari raconte : “Le lendemain de la projection, un spectateur m’a apostrophé en ces termes : I’m Moroccan but I’m sorry, it’s not Morocco !”. Commentaire ? On le laisse au même Lakhmari, bien placé pour en parler lui qui a vécu une bonne partie de sa vie en Norvège, loin du plus beau pays du monde : “Je comprends bien la réaction du Marocain de Dubaï. Moi aussi, quand je vivais en Norvège, j’attendais de voir de belles images du Maroc. Pas l’envers

du décor, mais le côté carte postale”.

Casa ma ville
Casanegra repose de toute évidence sur un long travail documentaire. “Au moment des repérages, j’emmenais mes comédiens dans les bas-fonds de la ville, on a exploré ensemble la face sombre, nocturne, de Casablanca” lâche le cinéaste. Lakhmari et son équipe ont pu explorer des repaires mythiques du vieux centre-ville bidaoui dont certains ont été rasés depuis. Exemple de La Fontaine, célèbre cabaret, qui figure parmi les décors principaux du film, celui du “Tout va bien”, un espace où tout va plutôt mal… “En fait, le Tout va bien est un vrai bar qui existe à Safi, ma ville natale. Le fait de prendre ce nom finalement safiot est une façon, pour moi, de rendre hommage tant à Safi qu’à Casablanca. Je suis de Safi, mais Casablanca est aussi ma ville. J’y vis depuis trois ans et je l’aime, je l’aime”, commente Lakhmari. Donc, l’amour. Et le goût pour l’Art déco, sans doute. Nouveau commentaire du cinéaste : “Je fréquente un cercle d’architectes qui m’ont transmis la passion de restaurer la mémoire et la beauté des lieux, surtout le centre-ville de Casablanca, vestiges de l’ère coloniale”.

Dans son élan, Lakhmari a appris, suivant les conseils d’un ami, à “ne pas faire comme les gens qui n’aiment pas leur ville et s’obstinent à marcher en regardant systématiquement vers le bas”. Il a décidé de (re)lever la tête, filmant haut, haut. D’où ces contre-plongées qui habillent les vieux immeubles coloniaux d’étonnantes formes architecturales, dans une sorte de “Métropolis” contemporain, marocain. Voilà, on vous a à peu près tout dit. Reste à signaler que le film a été réalisé grâce au concours de l’Etat, via le CCM (2,4 millions de dirhams) et 2M (1 million). Mais aussi grâce à des producteurs indépendants : feu Aziz Nadifi, décédé peu avant la sortie du film, Dino Sebti et Ali Kettani de l’agence Sigma. Casanegra, qui explore le côté sombre de Casablanca, et finalement d’un certain Maroc, reste dans tous les cas un film intéressant malgré certaines longueurs et de nombreux emprunts, et marque aussi la dernière
apparition d’un grand nom du cinéma marocain : l’acteur Hassan Skalli, décédé quelque temps après le tournage. Rideau.(telquel)
                            

Par safi - Publié dans : actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 8 décembre 2008

 


         la grande fete frappe nos portes, ouvrons la!  amusons nous bie n! à tout le monde un bon et délicieux hawli
Par safi - Publié dans : actualités
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 2 décembre 2008

 

 

Une histoire bouleversante

  

       Ce que je vais vous racontez n’est pas facile à entendre impossible à admettre, mais si vous voulez bien écouter cette histoire, si vous voulez bien me faire confiance, alors peut être que vous finissiez par me croire.

         

     Tout a commencé par l’arrivée de deux fqihs chez une famille, qui habitait une vieille maison auprès de la mer. Après ce qu’ils ont réussi à la convaincre de la présence d’un trésor sous leur maison, et qu'elle va devenir riche. Ils ont commencé à creuser. La surprise était grande, c’est vrai il y avait un trésor. Mais il faut un enfant avec une certaine donnée, un enfant qui a un trait droit sur la main gauche, pour le faire descendre dans la brèche trouvée et ramener le trésor.

        

      La propriétaire qui précipite la richesse a proposé de faire descendre sa fille. Mais les fqihs n’ont pas accepté. Il doit être un garçon. Alors ils ont demandé à la femme de garder le secret et de ne pas descendre puisque la creuse peuve se fermer à n’importe quel moment. Pour eux ils vont revenir avec le gamin cherché dés qu’ils l’ont trouvé.

          A leur sortie, la femme n’a pas pu attendre jusqu’à l’arrivée des fqihs. La vie est en dessous d’elle. Tout ce qu’elle n’a pas pu réaliser est devenu maintenant à sa portée .Elle a fait descendre sa fille dans la brèche. Et dès qu’elle a touché les jarres, la terre s’est close. Alors vous ne pouvez pas imaginer la catastrophe. Et le malheur de la maman. Elle creuse elle creuse mais c’est impossible puisque c’est de la magie et les djinns qui régissent la situation. Tient ! Elle entend la voix de sa fille .Elle n’est pas morte. Mais elle crie, elle a peur. La maman est entre deux feux, garder le secret ou sauver sa fille, en pleurant elle essayait de la calmer. En lui disant que les fqihs ne vont pas tarder de retourner et la faire sortir.  

         

         La fille n’a pas arrêté de crier et de pleurer .les fqihs ne sont pas encore arrivés. Qu’a-t-elle à faire ?! … bon ! Elle a pris la décision d’aller voir un fqih du quartier à coté. Il lui a dit qu’il ne peut rien faire pour elle. La chose est plus grande que ses capacités. Donc il lui a adressé un autre puis un autre… Mais le malheur c’est que tout au long de la route, le cri de la fille n’a pas quitté l’oreille de sa maman. Là où elle va elle entend sa fille crie en dessous d’elle, elle la poursuit partout. Comme une folle, la pauvre maman parcourt les ruelles en pleurant et en fermant ses oreilles, elle ne peut pas supporter les cris de sa fille.

           

         Alors, la maman a décidé de regagner sa maison, il se peut que les fqihs soient revenus. Mais non. Désespérée, La pauvre maman a perdu sa raison. Elle passe son temps à errer dans les rues en parlant à sa fille qu’elle seule puisse l’entendre

 

Par safi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Texte libre

Je veux vivre

vivre

Je veux vivre

vivre

Je veux vivre

vivre

Je veux vivre pour manger tous les livres

Je veux vivre pour connaitre les enfants

de mes petits enfants

pour avoir 100 ans

pour avoir 1000 ans

pour etre heureux et ivre

 

je veux vivre pour courir sur la grève

je veux vivre pour embrasser mes rèves

pour embrasser mes jours

pour connaitre l'amour

et les heures qui envirent

je veux vivre

 

je veux vivre toutes les joies de la terre

je veux vivre et parcourir les mers

je veux vivre et consommer la planète

sans laisser une miette

je veux voir toute les villes

plonger de toutes les iles

que leurs ciel me délivre

je veux vivre

 

je veux vivre pour avaler le monde

je veux vivre le monde qui frissonne

de milliers de pays

de millions de personnes

d'un milliard de récits

je veux pouvoir les suivre

je veux vivre sans jamais m'assoupir

je veux vivre sans jamais me trahir

pour que chaque saison

reclore mes passions

pour dévorcer le temps

qui'il cesse de me poursuivre

je veux vivre

por que lorsque la mort

viendra me faire un sort

elle ne puisse jamais

jamais déraciner

tout ce que j'ai planté

tout ce que j'ai semé

qui me fera survivre

 

je veux vivre

vivre

je veux vivre

vivre

je veux

 



UN JOURNAL


Pour mon équilibre mental
Je me suis fait un journal…

Mon esprit voyage dans un dédale
Et parfois je perds les pédales.
Heureusement que je garde mes sandales
Car c’est le principal.

Mon humeur s’emballe
Je deviens hyperactif et pyramidal.
Je dépasse la normale
Et plus rien ne freine mon débit vocal.

Pour mon équilibre mental
Je me suis fait un journal…

J’observe les pics et les descentes infernales
Car je balance dans des spires inégales
Mais je sais que rien n’est fatal.
Il s’agit de contrôler mon cérébral.

Aussi j’apprends la patience, le silence intégral.
Rien n’est facile car ce n’est pas banal.
J’ai tendance à flamber comme un feu de Bengale,
Je cavale à tout instant et j’ai perdu les rênes de Bucéphale.


Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus