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Safi et son seigneur

 

 

 

Elle pleure de joie et de bonheur.

Pour aller voir son seigneur.

 

Heureuse de faire son voyage.

Parmi les fidèles les plus sages.

 

Timide, elle lui remettre cette page.

Mais, a-t-il bien tout ce courage ?

 

Pour arriver à dissiper les nuages.

Montrer son cœur et sa belle image.

 

En cette grande fête nationale.

Devant le grand palais Royal.

 

C’est avec soumission et obéissance.

Qu’elle jettera dans la balance.

 

Avant même d’entrer en transe.

Un ange dans cette fête d’allégeance.

 

Son dévouement, elle le consacre au Roi.

Qui mérite toute la sincérité et la foi !

 

Son pays est connu à l’échelle mondiale.

Nous devons œuvrer pour son union territoriale.

 

Son ardeur, sa vivacité et sa compassion.

L’aident à affronter la mondialisation.

 

Son peuple, pieux, croyant et uni.

L’épaule pour soutenir les démunis.

 

Son amour pour le pays et sa sincérité.

Contribuent à la lutte contre la pauvreté.

 

Son courage, sa passion et sa loyauté.

S’unissent pour pérenniser se souveraineté.

 

Lui, son Roi, que Dieu le glorifie.

A Pu, toujours ; relever tous les défis !

 

Docile, elle lui adressera de loin.

De grands gestes, ses sincères témoins.

 

Elle souhaiterait bien pourtant l’embrasser.

Cette pauvre mère, de patience lassée.

 

Elle lui louera ce cri du fond du cœur.

Pour lui son protège, son vrai sauveur.

 

Prête à lui offrir son meilleur fils.

Comme dans l’histoire du grand sacrifice ?

 

Le voyant, même de loin avec considération.

Impatiente, elle attendra sa bénédiction.

 

Elle reviendra seule, après son devoir.

Rassasiée. Heureuse et pleine de l’espoir.

 

Que son Roi indulgent, lui rende visite.

A fin de lui montrer ses meilleurs sites.

 

Qu’il voie sa belle ville, et ce dès demain.

Une branche verte d’olivier à la main.

 

Profusion elle offrira de dattes et de miel.

Pour vous, notre seigneur et lune du ciel.

 

Notre drapeau, vous attend, rouge et vert.

Toujours beau, planté sur le château de mer.

Abdelaziz Mouddæn

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

parler de soi c'est se rendre à un diner sans avoir été invité, mais s'il est savoureux !! alors là; ça vaut la peine ...rachid hanjri ,.c'est comme ça que je suis né. mais si j'avais le choix , j'aurais du me nommer rachid hanjri egalemet, car je ne peut etre que moi!! j'ai lu un jour, que les enfants choisissent leurs parents etant foetus; sinon le couple demeure stérile.je suis né le 14 février ,le jour qui se coincide avec la fete des amours; le saint valentine. et cela m'inspire tellement.mon horoscope donc est le verceau dont les liens sont des imprévisibles; et c'est bien le cas à ce qui me concerne. puisque parfois je n'arrive pas à me controler, devant une telle ou telle situation..

 

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Mercredi 29 avril 2009

En live. Quand l’amour se discute

En mars. Radio Atlantic. En direct, Chorouk Gharib et le docteur Aboubakr Harakat abordent L’amour en dehors du lit. Au programme : quid de l’affection dans le couple en dehors des relations sexuelles ou comment une femme peut faire comprendre à son mari que ce n’est pas parce qu’elle a posé sa tête sur son épaule qu’elle souhaite passer au lit ? Le sujet a inspiré les auditeurs. En deux heures, 14 appels et 14 histoires : une épouse déclare ne voir de mari gentil que dans les films, un mari admet être incapable de dire je t’aime à sa femme, un homme affirme que la routine et les problèmes financiers tuent l’amour, et ajoute av ec force: “L’amour, dans ce pays, est mort, lah irahmou”. Suit un autre auditeur qui concède que, en général, les hommes ne font pas d’efforts pour préserver la flamme. Puis, une jeune femme mariée depuis 4 mois confie avoir peur de passer à l’acte sexuel, et une autre en couple depuis 30 ans soutient sans emphase : “Je viens de me rendre compte que mon mari n’a jamais existé”. Enfin, une dernière auditrice, toujours amoureuse de son mari comme au premier jour, encense l’importance de la communication au sein du couple et transmet un véritable message d’espoir. Le tout, dans une bonne ambiance, ponctuée de blagues aussi bien en darija qu’en français, avec un Dr Harakat patient et persévérant et une Chorouk Gharib au sourire dans la voix. Un grand moment de partage et d’ouverture, comme on en écoute peu.

Par safi - Publié dans : actualités
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Jeudi 26 mars 2009

Quelques textes chargés de sens

La jeunesse n'est pas une période de la vie, elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une qualité de l'imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années:

On devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.

Les années rident la peau; renoncer à son idéal ride l'âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, noue font pencher sur la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille.  Il demande comme l'enfant insatiable: et après? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

Vous étés aussi jeune que votre fois aussi vieux que votre foi.

Aussi jeune que votre confiance en vous même.

Vous restez jeune tant que vous resterez réceptif

Réceptif à ce qu'est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.

 

La vie n'a pas d'age.

La vraie jeunesse ne s'use pas.

On a beau l'appeler souvenir,

On a beau dire qu'elle disparit ,

On a beau dire et vouloir dire que tout s'en va,

Tout ce qu'est vrai reste là.

Quand la vérité est laide, c'est une bien fâcheuse histoire,

Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.

Les gens très âgés remontent en enfance

Et leur cœur bat

Là ou il n'y a pas d'autrefois.

 

 

 

Par safi
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Samedi 28 février 2009

L'histoire de sentiments
       Il était une fois, une île où tous les différents sentiments vivaient: le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris. Un jour on annonça aux sentiments que l'île allait couler. Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent. Seul l'Amour resta. L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment. Quand l'île fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide. La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau. L'Amour lui dit: "Richesse, peux-tu m'emmener?" "Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau. Je n'ai pas de place pour toi." L'Amour décida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau: "Orgueil, aide moi je t'en prie!" "Je ne puis t'aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau." La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda: "Tristesse, laisse moi venir avec toi." "Oh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !" Le Bonheur passa aussi à côté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendit même pas l'Amour l'appeler! Soudain, une voix dit: "Viens Amour, je te prends avec moi." C'était un vieillard qui avait parlé. L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla. L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir: "Qui m'a aidé?" "C'était le Temps" répondit le Savoir. "Le Temps?" s'interrogea l'Amour. "Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé?" Le Savoir sourit plein de sagesse et répondit: "C'est parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la Vie.

Peut on vivre sans sentiments ?
       Le sentiment est la base de l'être humain, c'est ce qui nous fait avancer, nous fait exister pour nous, dans la société, avec les autres. L'impossibilité de vivre nos sentiments, de les extérioriser risquent de nous faire basculer dans des pathologies proche de l'autisme. Il faut absolument accepter ses sentiments et savoir les partager. 
       Il existe bien sûr le risque de se faire déborder par ses sentiments, de mal les gérer, mais c'est une question d'expérience, de maîtrise de soi. Comment font ceux qui n'éprouvent aucuns sentiments face aux petites choses de la vie, un geste, un mot ou une attention ?! Sont ils vraiment heureux ?! Il m'est impossible de vivre sans cœur, sans sentiments ni état d'âme, un geste, un mot ou une attention me rendent toujours heureux.

Par safi - Publié dans : la lecture
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Mardi 17 février 2009

La dynastie des Berghwata a régné durant quatre siècles sur la région de Tamesna, du Bouregreg au Oued Oum Rabi'. Leur principauté avait son propre prophète, son propre Coran et ses propres rites.

Qui sont les Berghwata ?
Leur nom ne figure nulle part dans les manuels scolaires d'histoire. Une seule ligne figure à leur propos sur le site officiel du ministère de la Communication, apprenant au lecteur que ces gens se sont soulevés contre le califat omeyyade. Hormis des érudits d'origine berbère, très peu savent que les Berghwata furent la dernière dynastie dont les rois étaient des Marocains de souche, des fils du bled du premier jusqu'au dernier. Ce que le public ignore aujourd'hui, c'est que les Berghwata ont régné sur la région de Tamesna, de Salé à Safi (ce que l'on nomme actuellement le Maroc utile) pendant quatre siècles. Surtout, ils avaient leur propre prophète, leur Coran et leurs rites. Qui sont donc ces gens qui ont régné de 742 à 1148, sans laisser la moindre trace dans l'histoire officielle ?

Les Berghwata étaient connus également sous le nom de Béni Tarif, d'après le nom du fondateur de la principauté. Ce guerrier marocain a d'abord rejoint l'armée des Arabes provenant d'Orient qui ont avancé vers l'Espagne, avant de rejoindre le dissident kharijite Mayssara et porter le glaive contre les conquérants musulmans, “pilleurs de biens et violeurs de belles femmes”.  La plupart des historiens décèlent dans ce nom l'origine des “Berghwata”. D'autres rappellent que
Tarif est un amazigh et que les Berghwata proviennent de la dynastie berbère des Bacchus. En tout cas, Abou Oubaïid Al Bakri, l'un des plus importants chroniqueurs des Berghwata, raconte qu'en 740, “les berbères de Masmoda et Zenata (principales tribus marocaines de souche) ont désigné Tarif comme leur chef”. Il fut considéré comme le fondateur effectif de la principauté des Berghwata, mais c'est son fils, Salih Ibn Tarif, qui passe pour être le fondateur spirituel et le créateur de la religion des Berghwata.
Leur culte, leur Coran et leurs rites

Les historiens parlent de “religion” parce que les Berghwata possédaient leur propre Coran. D'après Abou Salih Zemmour, le chargé de prière des Berghwata, ce Coran comportait quatre-vingt versets intitulés des noms de prophètes (Adam, Ayyoub/Job, Younès/Jonas...), de récits (celui de Pharaon, de Gog et Magog/Hajouj et Majouj, du charlatan, du veau…) ou d'animaux (le coq, le chameau, les criquets, le serpent…). Mais aucune trace de version écrite n'a pu être trouvée dans la région de Tamesna où ils se sont fixés. Cependant, Al Bakri a cité un extrait de la sourate d'Ayyoub, l'équivalent de la Fatiha coranique (première sourate du Coran) des Berghwata. Le texte dit : “Au nom de Dieu qui a envoyé son livre aux gens pour les éclairer sur sa Vérité. Ils disent alors : Iblis (Satan) est donc au courant de cette vérité. Dieu objecta. Il ne supporte point Iblis”. Le mot “Dieu” ici est la traduction du mot “Yakouch” que certains ont considéré comme le dieu des Berghwata, alors que d'autres soutiennent qu'il s'agit tout simplement de la traduction du mot “Allah”, auquel les kharijites parmi les berbères musulmans croyaient auparavant. Ce dernier avis est partagé par Mohamed Talbi, qui avance que “la religion des Béni Tarif ne s'est pas totalement écartée de l'Islam. Elle s'est contentée de l'adapter dans une version amazighe, locale et indépendante de l'Orient, en se dotant d'un Coran local et d'un prophète local”.

Cette tendance “indépendantiste” ne s'est pas limitée aux textes. Ainsi, les Berghwata observaient le jeûne pendant le mois de Rajab au lieu du mois de ramadan, priaient en groupe le jeudi et non le vendredi, faisaient certaines prières sans prosternation ni génuflexion (sujud et rukou'), à l'instar des chrétiens. Pour leurs ablutions, ils se lavaient également les deux côtés du ventre. Ils observaient cinq prières le jour et cinq la nuit. À travers ces manifestations de zèle, d'après l'analyse de Mohamed Talbi, les Berghwata voulaient probablement montrer qu'ils n'avaient pas de leçon à recevoir des despotes de l'Orient et qu'ils pouvaient produire leurs propres règles religieuses. En parallèle, les Berghwata étaient permissifs lorsqu'il agissait des plaisirs de la vie. Leur législation religieuse permettait par exemple aux hommes d'épouser autant de femmes qu'ils pouvaient, sans restriction aucune, et de les reprendre en mariage après le divorce

s'ils le souhaitaient. D'ailleurs, ce qui attirait les étrangers dans leur contrée, à en croire Léon l'Africain, qui en a parlé ultérieurement, c'était la beauté extraordinaire de leurs femmes.

Au niveau de la population, les rites des Berghwata s'apparentaient de manière étonnante aux croyances païennes ancestrales et aux pratiques de sorcellerie, dont la sacralisation du coq. Les gens de Zemmour, où les Berghwata s'étaient installés dès le 9ème siècle, disent toujours, au lever du jour, “la tay wadane afellous” (le coq appelle à la prière). Selon l'orientaliste Nahoum Slouch, l'interdiction de manger la chair de coq chez les Berghwata proviendrait des juifs du Machreq au Sahara. Ce qui a incité Slouch à affirmer que “la religion des Berghwata est musulmane dans sa forme, berbère dans ses rites et juive dans son fond et ses tendances”. Concernant les rites de magie, il semble, selon les historiens de l'époque, que c'est dans la région de Tamesna, traversée de forêts et de ruisseaux, qu'est née l'idée de “nature hantée”. Quant à la réticence à manger la tête de certains animaux, dont le poisson, et l'interdiction de manger des œufs, elles sont toujours de rigueur chez certaines tribus des Masmoda qui se sont réfugiées dans le Souss, après la dissolution de la principauté des Berghwata.

Par safi - Publié dans : à découvrir
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Samedi 24 janvier 2009

Violence, racket, sexe et langage ordurier… jamais un film marocain n’a explosé autant de tabous à la fois. Enquête sur un tour de force.

On vous raconte quand même l’histoire : deux jeunes Casablancais vivent de combines et de petits coups minables. Ils ont 20 ans, des problèmes de famille, d’argent, d’amour, etc. Ils rêvent d’Europe, de sexe et de fric. Un jour, ils tentent de décrocher le jackpot en dopant un cheval de course pour le compte de bookmakers. Le coup tourne mal et la police les prend en chasse… L’histoire est plantée. Reste le décor, personnage principal du film. Casablanca, jour et (surtout) nuit. La ville blanche devenue noire. Dar Beida la crasseuse, vicieuse, poisseuse, violente, paumée. Casanegra.

 

Plus fort que Les Bandits ?
Si vous faites partie du monde parallèle de Facebook, vous avez toutes les chances d’avoir un ami inscrit au fan-club du film. “…Qui compte plus de 5000 membres”, jubile, fébrile, le réalisateur du film, Noureddine Lakhmari. Sorti le 24 décembre, Casanegra réalise un carton inespéré. 63,000 entrées en deux semaines à peine, un temps de passage record qui lui permet d’envisager, pourquoi pas, d’exploser la barre du million d’entrées approchée par Les Bandits (2003), gentille comédie de
mœurs de Saïd Naciri. Déjà, il est acquis que le film fera mieux que trois ou quatre champions du box-office marocain : Les Larmes du regret (1982), Un Amour à Casablanca (1991), A la recherche du mari de ma femme (1993), Marock (2006).

“C’est un phénomène, le public est un mix représentatif de toute la société marocaine. Il y a les jeunes, les vieux, les voilées, les riches, les intellos, les familles, les couples, les copains du derb, etc.” s’extasie, avec un œil sur le tiroir-caisse, un exploitant de salle à Casablanca. Le film est de toutes les conversations, sur toutes les langues. L’impression générale est que tout le monde a quelque chose à dire sur le film, tout le monde l’a vu. Ou quand le cinéma quitte son petit espace clos pour pénétrer dans les foyers, les forums de discussion, les conversations de tous les jours.

Sur Youtube, la Mecque vers laquelle se tournent tout internaute qui se respecte, un spectateur a trouvé le moyen de filmer, à partir de son téléphone portable, quelques plans du film avant de les mettre on line. Les plans “volés” correspondent à deux scènes parmi les scènes les plus hot du film : la masturbation de Driss Roukhe, mari violent mais malheureux depuis le départ de sa femme, le baiser échangé entre Anas El Baz et Ghita Tazi, couple improbable, lui beau mais pauvre, elle riche et un peu coincée. Le post, consulté sur Youtube au rythme d’une centaine de clics par jour (la moyenne d’une salle de cinéma !), ressemble à un très court métrage dans lequel les dialogues ont été effacés et remplacés par le commentaire oral, évidemment très épicé, de notre internaute.

Ça parle, ça dit tout, mon frère
On arrive au menu principal : le contenu du film. Casanegra est bien ce qu’on vous avait dit?: un condensé de vie casablancaise, marocaine, c’est dur, violent, physique. Et verbal. C’est peut-être Noureddine Saïl, directeur du CCM (Centre cinématographique marocain), joint au téléphone, qui résume le mieux le film?:

“Casanegra est le regard lucide, intransigeant, sur un monde plein de violence. En ce sens, il va plus loin que les diagnostics fournis par les sociologues et les prospectivistes”.
Diagnostic, le mot est lâché. Malgré une photo hyper léchée et des images parfois très Art déco, Casanegra est d’abord le reflet cru d’une certaine réalité. La violence, physique et plus encore verbale, est pratiquement de tous les plans. Comme dans la vie. Une première dans l’histoire du cinéma marocain, réputé timide, pour ne pas dire aseptisé. “Cette violence, je ne l’ai pas filmée par complaisance, ou pour essayer de survendre le produit. J’ai simplement tendu l’oreille et transcrit ce que j’ai pu…”, nous explique Noureddine Lakhmari, qui signe aussi les dialogues du film.

Mesdames, messieurs, attention à vos oreilles. “Din Mouk”, “Zamel”, “Ould Qahba”, “Awd l’Karrek” poussent comme des champignons à tous les coins de rue. Les expressions que vous utilisez, subissez ou simplement “captez” dans la vie de tous les jours, tous ces mots qui vous font rougir devant vos enfants, vos parents, tout cela vous est donc servi, pour la toute première fois, dans un film marocain. Noureddine Lakhmari assume : “Bien sûr que l’on s’insulte beaucoup dans le film. Mais il ne faut pas s’arrêter au premier degré. Les Casablancais, et les Marocains en général, le savent, surtout les jeunes, quand on rencontre un ami, on peut lui dire, pour le taquiner, presque affectueusement : Fine azzamel, Tais-toi a ould dine l’kalb. C’est violent, c’est cru, mais ce n’est pas forcément vulgaire, c’est même parfois affectueux, poétique, tout dépend du contexte, du ton, du rapport qui lie les personnes. Et puis, ce langage c’est le nôtre, il appartient à notre darija, on s’en sert comme moyen de communication, inutile de le nier”.

Tout sauf Dieu
Casanegra ne fait pas tout dire à ses personnages. Si les expressions liées au sexe et à la religion des hommes sont largement employées par les personnages du film, tout ce qui se rapporte à Dieu a été purgé. Autocensure ? “Si vous
voulez, mais je préfère parler de rétention. Je n’ai pas voulu tout lâcher à la fois, Casanegra n’est pas un film documentaire avec le catalogue exhaustif des expressions de rue, c’est une fiction avec des partis pris, du dialogue jusqu’aux décors” se défend Noureddine Lakhmari. Avant d’ajouter, lucide : “Vous savez, de mon point de vue personnel, et ceux qui ont vu Casanegra le savent très bien, je suis resté pudique. Ce qu’on voit, ce qu’on dit dans le film, ne représente même pas 10 % de la réalité de tous les jours”.

Même élagués de toute référence à Dieu, tabou suprême s’il en est, même passés par les filtres hyper-fins de l’autocensure, les dialogues crus du film ont posé plus d’un problème. Le cinéaste se rappelle : “Une fois le scénario et les dialogues écrits noir sur blanc, il s’agissait de trouver les acteurs capables de jouer les scènes et de lire le texte. Ce fut assez difficile”, résume le cinéaste. Pendant le tournage, certains acteurs ont régulièrement buté sur des mots-clés, familiers mais totalement inédits au cinéma. Sans parler de ceux, et celles, qui ont refusé de tourner à cause d’un baiser, d’un attouchement… Avant de jeter son dévolu sur Driss Roukhe (Babel, 2006), pour le rôle du beau-père, Noureddine Lakhmari a essuyé sept refus de comédiens connus. “Ils ont tous dit non à cause de la scène de la masturbation. C’est dommage, mais je les comprends. Mais Roukhe, qui joue le rôle, est excellent”. Et Driss Roukhe, justement, qu’en pense-t-il ? “Je pense que c’est un bon plan, dans un bon film.

Je fais mon métier, je suis acteur de composition, je juge mes films d’après la qualité des scénarios, c’est tout. Quant à Casanegra, il ne m’a valu que des compliments, Al Hamdou Lillah”. Les deux scènes de baisers, entre Anas El Baz et Ghita Tazi, mais aussi entre Mohamed Benbrahim et Rawiya, ont également posé problème. Le premier baiser a justifié le refus de nombreuses actrices confirmées, mais c’est surtout le deuxième, un baiser “de vieux”, qui a été le plus cocasse. “J’étais partagé entre mes deux comédiens. Benbrahim n’y arrivait pas, Rawiya s’impatientait”, se souvient Lakhmari, un peu amusé. Au

final, c’est Rawiya, comme elle nous l’a raconté, qui a réglé le problème en apposant un baiser “fraternel” sur les lèvres de son complice : “Ou mal’ha, achnou fiha, rah b’hal khouya”, nous commente l’actrice, remarquable de détente et de naturel tout au long du film.

Quand l’émotion fait rire
Et le public, comment a-t-il réceptionné le film et toutes ses audaces, tant physiques que verbales ? Un exploitant à Marrakech, l’une des quatre villes (en plus de Casablanca, Rabat et Tanger) dans lesquelles le film est visible, raconte : “Le premier jour, j’ai regardé le film parmi le public. J’appréhendais. A mes côtés, deux jeunes femmes voilées. A la première insulte sortie de la bouche d’un acteur, la salle riait aux éclats, les deux femmes pas vraiment. Petit à petit, les deux spectatrices ont imité tout le monde, riant pratiquement à tous les gros mots, qui sont devenus autant de moments comiques”.

On y est : les scènes les plus violentes du film, images et sons, déclenchent le rire des spectateurs. Quand Driss Roukhe se masturbe en se tordant de frustration et de douleur, la réaction en face est un fou-rire. Commentaire de ce critique de cinéma : “C’est normal, les gens n’ont pas l’habitude, pas dans un film marocain, arabe. Mais ce sont des rires nerveux, hystériques, qui traduisent plus la gêne et l’indisposition qu’un ressenti réellement comique”. Le malentendu, le décalage, la bascule tendant involontairement de l’émouvant au comique, tout ce côté improbable se retrouve, bien entendu, dans d’autres scènes, pas forcément liées au sexe, ni aux excès verbaux. Exemple : quand le père de Anas El Baz, infirme, passe au petit coin, pantalon sur les genoux… C’est clair : on n’a pas l’habitude.

Mais le public afflue, en masse. Certaines séances, à Casablanca notamment, ont affiché complet. Confirmation de Hassan Mouadib, un distributeur qui a parié tôt sur le gros potentiel commercial du film : “Un jour, on a arrêté un homme et sa femme pour leur demander l’âge exact de leur enfant, qui les accompagnait à l’entrée de la salle

(le film est interdit aux moins de 12 ans, ndlr). Ils ont répondu : il a plus de 12 ans et, de toute façon, il est impossible de le laisser dehors puisque c’est lui qui nous a convaincus de venir voir le film”.

La peur des annonceurs…
L’air de rien, Casanegra est bien devenu, un peu malgré lui, film familial, un produit que les pères et les fils peuvent voir et aimer, pourquoi pas ensemble. Le constat, s’il est heureux, reste partiel, non généralisé. “Trop violent, trop vulgaire”, commentent, en quittant la salle, les quelques spectateurs déçus. Pour avoir une idée de l’expression de cette minorité mécontente, on peut surfer sur le Net. Au hasard d’une navigation, on peut tomber sur un post acerbe, ou carrément insultant, à l’égard du film. Noureddine Lakhmari confirme : “Sur certains sites, j’ai pu lire : Casanegra film sioniste, Lakhmari ramène de l’argent d’Oslo (ndlr : le cinéaste a fait de la capitale norvégienne sa deuxième ville d’adoption, après Casablanca) et travaille pour Israël !”.

Etonnant. Mais pas tant que ça, finalement, quand on se rappelle que le vocable “sioniste”, qui draine toutes les rancœurs, a été apposé sur bien des produits, films ou pas, qui n’ont pas eu l’heur de plaire à tout le monde. Marock, quand il a atterri dans les salles en 2006, a bien hérité de cette étiquette… On l’a compris, ce film n’est pas du genre à laisser indifférent. Audacieux, courageux, Casanegra peut faire peur. Dino Sebti, dirigeant de Sigma, qui figure parmi les producteurs du film, ne dira pas le contraire. “Beaucoup d’annonceurs se sont désistés avant même la sortie du film. Ils nous ont tourné le dos, en arguant : ah non, ce film ne nous représente pas”. Les désistements en série ont plombé la production du film, la privant de fonds évalués entre 3 et 5 millions de dirhams. Ce qui est lourd, très lourd, pour un budget arrêté au final à 13 millions de dirhams.

La peur a également gagné certains milieux officiels. Casanegra n’a pas été retenu dans le dernier Festival de Marrakech, en novembre 2008, un cadre pourtant idéal

pour ce genre de produit novateur, les sélectionneurs lui préférant le pourtant contesté Kandisha, selon la version officielle. Dans les coulisses, les salons de Marrakech, Casablanca ou Rabat bruissent d’une rumeur qui ne paraît pas si infondée : Casanegra aurait été retiré pour ne pas risquer… d’écorcher les oreilles princières, SAR Moulay Rachid étant un habitué du Festival (qu’il préside). Un acte de prudence, en somme.

This is not Morocco !
Le film a bénéficié de plusieurs projections-tests pour bien sonder le public avant la sortie commerciale. Le procédé a probablement fait fuir quelques annonceurs, échaudés par la teneur des images et des dialogues du film, mais il a permis de rassurer sur sa faculté de fédérer tous les publics. Au CCM, la commission de visionnage a coché la case “interdit aux moins de 12 ans”, pour accompagner le visa de sortie. Commentaire de Noureddine Sa^ïl, directeur du Centre : “Le film comporte des violences verbales, qu’il est important d’interdire à un très jeune public, mais c’est une œuvre artistique qu’il faut respecter et laisser à l’appréciation du plus grand nombre de spectateurs”. Noureddine Lakhmari n’en demandait franchement pas tant. “Honnêtement, je craignais que le film ne soit interdit aux moins de 16 ans”, nous a-t-il confié. A Dubaï, où le film a remporté un joli succès au festival du film, Casanegra a d’ailleurs été interdit aux moins de 18 ans. Ce qui en dit long sur la relative et très nette ouverture d’un pays comme le Maroc.

A Dubaï, donc, détail important dans le cinéma arabe, le public a réagi “normalement”, riant et applaudissant aux scènes-clés. Mais il y a eu des exceptions. Lakhmari raconte : “Le lendemain de la projection, un spectateur m’a apostrophé en ces termes : I’m Moroccan but I’m sorry, it’s not Morocco !”. Commentaire ? On le laisse au même Lakhmari, bien placé pour en parler lui qui a vécu une bonne partie de sa vie en Norvège, loin du plus beau pays du monde : “Je comprends bien la réaction du Marocain de Dubaï. Moi aussi, quand je vivais en Norvège, j’attendais de voir de belles images du Maroc. Pas l’envers

du décor, mais le côté carte postale”.

Casa ma ville
Casanegra repose de toute évidence sur un long travail documentaire. “Au moment des repérages, j’emmenais mes comédiens dans les bas-fonds de la ville, on a exploré ensemble la face sombre, nocturne, de Casablanca” lâche le cinéaste. Lakhmari et son équipe ont pu explorer des repaires mythiques du vieux centre-ville bidaoui dont certains ont été rasés depuis. Exemple de La Fontaine, célèbre cabaret, qui figure parmi les décors principaux du film, celui du “Tout va bien”, un espace où tout va plutôt mal… “En fait, le Tout va bien est un vrai bar qui existe à Safi, ma ville natale. Le fait de prendre ce nom finalement safiot est une façon, pour moi, de rendre hommage tant à Safi qu’à Casablanca. Je suis de Safi, mais Casablanca est aussi ma ville. J’y vis depuis trois ans et je l’aime, je l’aime”, commente Lakhmari. Donc, l’amour. Et le goût pour l’Art déco, sans doute. Nouveau commentaire du cinéaste : “Je fréquente un cercle d’architectes qui m’ont transmis la passion de restaurer la mémoire et la beauté des lieux, surtout le centre-ville de Casablanca, vestiges de l’ère coloniale”.

Dans son élan, Lakhmari a appris, suivant les conseils d’un ami, à “ne pas faire comme les gens qui n’aiment pas leur ville et s’obstinent à marcher en regardant systématiquement vers le bas”. Il a décidé de (re)lever la tête, filmant haut, haut. D’où ces contre-plongées qui habillent les vieux immeubles coloniaux d’étonnantes formes architecturales, dans une sorte de “Métropolis” contemporain, marocain. Voilà, on vous a à peu près tout dit. Reste à signaler que le film a été réalisé grâce au concours de l’Etat, via le CCM (2,4 millions de dirhams) et 2M (1 million). Mais aussi grâce à des producteurs indépendants : feu Aziz Nadifi, décédé peu avant la sortie du film, Dino Sebti et Ali Kettani de l’agence Sigma. Casanegra, qui explore le côté sombre de Casablanca, et finalement d’un certain Maroc, reste dans tous les cas un film intéressant malgré certaines longueurs et de nombreux emprunts, et marque aussi la dernière
apparition d’un grand nom du cinéma marocain : l’acteur Hassan Skalli, décédé quelque temps après le tournage. Rideau.(telquel)
                            

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Lundi 8 décembre 2008

 


         la grande fete frappe nos portes, ouvrons la!  amusons nous bie n! à tout le monde un bon et délicieux hawli
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Mardi 2 décembre 2008

 

 

Une histoire bouleversante

  

       Ce que je vais vous racontez n’est pas facile à entendre impossible à admettre, mais si vous voulez bien écouter cette histoire, si vous voulez bien me faire confiance, alors peut être que vous finissiez par me croire.

         

     Tout a commencé par l’arrivée de deux fqihs chez une famille, qui habitait une vieille maison auprès de la mer. Après ce qu’ils ont réussi à la convaincre de la présence d’un trésor sous leur maison, et qu'elle va devenir riche. Ils ont commencé à creuser. La surprise était grande, c’est vrai il y avait un trésor. Mais il faut un enfant avec une certaine donnée, un enfant qui a un trait droit sur la main gauche, pour le faire descendre dans la brèche trouvée et ramener le trésor.

        

      La propriétaire qui précipite la richesse a proposé de faire descendre sa fille. Mais les fqihs n’ont pas accepté. Il doit être un garçon. Alors ils ont demandé à la femme de garder le secret et de ne pas descendre puisque la creuse peuve se fermer à n’importe quel moment. Pour eux ils vont revenir avec le gamin cherché dés qu’ils l’ont trouvé.

          A leur sortie, la femme n’a pas pu attendre jusqu’à l’arrivée des fqihs. La vie est en dessous d’elle. Tout ce qu’elle n’a pas pu réaliser est devenu maintenant à sa portée .Elle a fait descendre sa fille dans la brèche. Et dès qu’elle a touché les jarres, la terre s’est close. Alors vous ne pouvez pas imaginer la catastrophe. Et le malheur de la maman. Elle creuse elle creuse mais c’est impossible puisque c’est de la magie et les djinns qui régissent la situation. Tient ! Elle entend la voix de sa fille .Elle n’est pas morte. Mais elle crie, elle a peur. La maman est entre deux feux, garder le secret ou sauver sa fille, en pleurant elle essayait de la calmer. En lui disant que les fqihs ne vont pas tarder de retourner et la faire sortir.  

         

         La fille n’a pas arrêté de crier et de pleurer .les fqihs ne sont pas encore arrivés. Qu’a-t-elle à faire ?! … bon ! Elle a pris la décision d’aller voir un fqih du quartier à coté. Il lui a dit qu’il ne peut rien faire pour elle. La chose est plus grande que ses capacités. Donc il lui a adressé un autre puis un autre… Mais le malheur c’est que tout au long de la route, le cri de la fille n’a pas quitté l’oreille de sa maman. Là où elle va elle entend sa fille crie en dessous d’elle, elle la poursuit partout. Comme une folle, la pauvre maman parcourt les ruelles en pleurant et en fermant ses oreilles, elle ne peut pas supporter les cris de sa fille.

           

         Alors, la maman a décidé de regagner sa maison, il se peut que les fqihs soient revenus. Mais non. Désespérée, La pauvre maman a perdu sa raison. Elle passe son temps à errer dans les rues en parlant à sa fille qu’elle seule puisse l’entendre

 

Par safi
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Dimanche 30 novembre 2008

Le synopsis

 

           Juste après l'annonce du commencement du défilé, la lumière s'est coupée. Tout le monde se trouve dans le chao. A l'exception du public qui a cru que c'est programmé. Et à son retour, la surprise a été frappante, le staff  ne trouve pas la styliste, elle a disparu. En dépite de cela, ils ont décidé de continuer le spectacle comme  rien ne s'est produit. ce n'est que à son retour qu'ils vont rendre compte que c'est un complot.

 

Fiche technique

 

Titre: le complot.

Durée: 5mns.

Temps: une soirée hivernale.

Lieu: une maison de haute couture, une salle de coulisse, la salle de défilé.

Le décor:

-un podium de 15mètres de longueur  sur 3 mètres de largeur sur 1 mètre de hauteur.

-la salle de défilé  est pleine sur les deux rives du podium.

-La sortie d'où les mannequins vont apparaître successivement, bien décorée avec l'écriteau  <<  caftan Salima 2008 >> juste au dessus.

-la salle de coulisse: une grande salle équipée d'ateliers pour la toilette, de longues barres à cintres….       

Les personnages: une styliste, les Co-stylistes, les mannequins, le public.

Casting:

-une femme a l'aspect très marocain (qui va jouer le rôle de la styliste).

-Deux filles et un jeune homme dans la vingtaine (qui vont faire le rôle de maquilleur de coiffeur et de metteur en scène). 

-Des femmes et des hommes de différents âges mais bien habillés.

-30 filles environ dans la vingtaine, taille de mannequins, habillés en caftan. 

-La musique accompagnant: des variétés de morceaux de musique entre l'Andalousie et l'orientale classique. 

 

 

INT. LA SALLE DE COULISSE  le soir

Valeur de plan La caméra s'ouvre sur l'ambiance dans la salle de coulisse où la cadence du travail est pressante. Un plan italien sur la styliste qui est entrain de mettre les dernières touches puis sur quelques  mannequins qui se sont rangés en  file et qui s'apprêtent à se défiler.
Un cadre italien également sur le metteur en scène qui a la main droite en l'air et qui s'apprête à donner le signal du commencement  en faisant le compte à rebours avec ses doigts 5, 4, 3

 Personnages:une styliste, le metteur en scène, les mannequins.

Dialogue:le metteur en scène :tout le monde fais attention, on va commencer; 5, 4, 3)

Détails:(un jeune homme dans la trentaine, habillé en chemise et en jean, tenant dans sa main un bloc notes et dans l'autre un stylo)

(la styliste: une jeune femme de 40ans, habillée en caftan léger mais très élégante)

 

INT. La salle de défilé le soir

valeur de plan La caméra s'attarde à filmer le podium. Puis passe au public qui est en bavardage mais rien ne peut être compréhensible.
 Par suite La caméra filme la sortie, d'où les mannequins vont apparaître successivement, bien décorée avec l'écriteau  <<  caftan Salima 2008 >> juste au dessus .La musique s'est coupée, la voix de Salima  annonce le début du défilé.

Personnages : salima, des femmes et des hommes de différents âges mais bien habillés.

Dialogue: salima: mesdames et messieurs bonsoir! Tout d'abord je tiens à vous remercier, je suis vraiment honorée par votre présence, nous espérons que notre travail vous plaisez et que vous passiez de bons instants! Merci

Détails:(Le silence règne sur la salle .Tout à coup la lumière s'est coupée, juste des torches accrochées au mur ; au long de la salle qui l'éclaircissent. Aucune réaction ne s'est produite de la part du public. Yeux sur la sortie.)

int. Salle de coulisse -la salle de défilé  le soir

valeur de plan Au moment où Salima fait sortir son GSM qui sonne pour répondre, la lumière s'est coupée .Le désordre  règne les coulisse, juste la lumière des téléphones portables, ici et là bas, qui éclaircit l'endroit.  Voila la lumière est revenue mais Salima est disparue, Tout le monde la cherche. mais en vain, Personne ne l'a  trouvée.

Personnages:Ali le metteur en scène, Saïd le Co-styliste, Sanaa le mannequin qui va défiler le premier. 

Dialogue:Saïd- je ne sais pas moi, oui c'est terrifiant  et tout, mais on est arrivé à un point à ne pas reculer, il faut continuer,

Ali- et que dira t-on  au public à la fin?

Saïd-on va voir, mais maintenant, il faut commencer le spectacle,

Ali: tout le monde s'apprête !on va reprendre 5, 4, 3 ,2 ,1  a toi Sanaa

Détails:La caméra filme la sotie des mannequins en caftan qui  s'exhibent sur le podium, … Des réactions satisfaisantes  de la part des spectateurs, qui se voient sur leurs gestes, leurs grimaces et les applaudissements. 

(La musique Andalouse accompagne le spectacle.)

Int. La salle de défilé le soir

Valeur de plan Voila, Salima  est en retour aux coulisses, épuisée et qui respire difficilement, tout le monde la regarde mais elle leur demande de poursuivre le travail,  Saïd  le metteur en scène l'interpelle gestuellement pour qu'elle fasse le salut au spectateur, et à son retour tout le monde l'entoure avec des applaudissement.

Personnages:Ali le metteur en scène, Saïd le Co-styliste, Sanaa le mannequin qui va défiler le premier  

Dialogue:Saïd qu'est ce que tu as?

Ali : où est ce que tu es disparue?

Sanaa: laissons la quelle prend son souffle !

Salima: oh les salauds!  Ils m'ont eue, je sais bien ce q'ils veulent, que mon spectacle soit gâché !  Mais mon œil!

Saïd: quoi?! Qui!?

Salima j'ai reçu un coup de fil, où on me disait que ma maison flambe, alors je suis allée voir en courant, mais  à mon arrivée j'ai découvert que c'est un mensonge

Ali: ce sont des vrais salauds, je pense que la lumière c'est aussi de leur complot.

Salima: bien sur! C'est le concierge qui a réactivé le disjoncteur après ce qu'il a remarqué qu'elle est coupée juste dans cet immeuble.

Ali: dieu merci! C'est grâce à said que le spectacle a réussi, et on a déjoué leur complot.

Salima: merci said merci tout le monde, vous avez fait un travail responsable.

  

 

 

Par safi
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Lundi 20 octobre 2008

 

 

Se Faire justice

 

          Très fortes sont les raillons du soleil sur ses yeux. Très dure est la brise du matin sur sa douce peau. Mais grande est sa joie d'être enfin en dehors de barreaux, après quatre ans de prison.  Latifa reprend donc sa liberté avec un seul espoir ; c'est se venger.

 

          Aziza, sa fidèle amie depuis l'enfance, et après une chaleureuse accolade devant les portails de prison, l'a emmenée chez elle, puisqu'elle vit seule. Elle lui a tous préparée, une belle chambre à coucher, des fringues d'élégance…, en pensant à une faveur que Latifa la lui en a rendue au début de sa carrière. On lui prétend l'argent nécessaire pour ouvrir un grand salon de coiffure.

           Latifa, la nouveau-née, pas à pas, s'est habituée au rythme de la vie quotidienne. Et peu à peu, elle reprend sa confiance en soi et aux personnes qui l'entourent. Et c'est grâce à Aziza bien sûr. Les deux amies font tous ensemble, la cuisine, le shopping, même au salon Latifa a sa place, puisqu'elle aime la coiffure. Mais l'idée de se venger ne la quitte pas. Aziza, qui connaît toute l'affaire d'escroquerie que Latifa et son feu père soient leurs victimes, assure à Latifa son aide de prendre sa revanche de l'homme qui a causé sa malheur. Mais comment faire?

          Elles ont bien réfléchi sur la manière de laquelle elles vont  procéder pour démontrer la vérité auprès du tribunal. La seule épreuve, sont les documents originaux que le partenaire a falsifiés et a remplacés par d'autres. Et certainement, il s'en est débarrassés.

          Après une longue discussion des idées, jours et  nuits, elles sont mises d'accord sur un complot de séduction. Aziza a emmené Latifa chez  un ami qui fait la chirurgie esthétique pour la lui en faire un visage de nouveaux traits. En ces jours, Aziza a réussi de faire un bilan sur l'ordre des jours du partenaire grâce à un détective. Sa vie privée,  Ses amis,  ses soirées, ses boissons préférées… Ainsi, Latifa s'est imposée vitement sur la vie du partenaire qui n'a pas résisté à ses charmes et à sa beauté extravagante. Mais aussi à sa grâce d'une femme d'affaire redoutable. Du fait qu'elle lui a raconté l'origine de sa richesse que c'est à partir d'une affaire de détournement, en le rappelant qu'elle sait  bien comment il a fait pour être sur la tête de la société qu'il possède maintenant. Tout cela pour lui faire parler et lui enregistrer sur le magnétoscope que porte sur ses soutifs. Ainsi le partenaire est tombé dans le piège et a raconté, en riant, les détails de son ignoble conjuration.

Le procureur, suite à cette nouvel éprouve, a accepté de rouvrir l'affaire et poursuivre le partenaire d'escroquerie et de falsification.                          

                

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Vendredi 14 décembre 2007
 
 
 
 
 

 Histoire à en perdre la raison

         Hamza était un malin petit garçon de 5 ans, cadet d'une famille de trois enfants, ses sœurs, Houda et Maria étaient âgées respectivement de quatorze et onze ans.
 Si Lafatima éprouvait autant d'amour pour chacun de ses enfants, il est vrai que la naissance de son fils l'avait particulièrement comblée.
Son mari, Abdelali, occupe le poste de directeur d’une banque, qui leur apportait une confortable aisance financière.
 
         Petit Hamza était le rayon de soleil de la maison. Son père et ses sœurs ne savaient pas lui résister et sa maman avait parfois bien du mal à imposer un peu d'autorité à ce petit turbulent.
 
         Pour l'heure, il s'agissait de retrouver Petit Hamza. Il avait convaincu ses sueurs en début d'après midi de jouer à cache cache. C'était son jeu favori, incapables de refuser quoi que ce soit à leur adorable petit frère.

         A vrai dire, Lafatima appréhendait toujours ses parties de cache cache. Sans oser les interdire, elle recommandait à petit Hamza de ne pas s'éloigner et d'être prudent. Et ce n'était pas la première fois que ses sœurs abandonnaient la partie et appelaient à l'aide leur mère.

         Lafatima et ses filles examinèrent tous les coins et recoins de la propriété. Ce fut d'abord un jeu puis, petit à petit, à mesure que le temps passait, le jeu tourna au cauchemar. Cela faisait déjà plus d'une heure que Hamza, avait disparu.
        
          Elles fouillèrent les jardins, la grande cour, la petite cour, la cave, la piscine, le garage, rien, pas de trace de Hamza. Lafatima imaginait son fils, là, quelque part, tout proche sans doute, blessé, incapable de répondre à leurs appels insistants. Elle sentait la panique l'envahir, son angoisse augmentait de minutes en minutes, de secondes en secondes, elle aurait voulu arrêter la marche du temps.
           
          Soudain, un détail attira son attention, elle n'avait pas remarqué tout à l'heure que le portillon tout au fond du jardin était entr'ouvert. Seul le jardinier empruntait ce passage, il avait sans doute oublié de refermer à clef. Hamza avait donc pu sortir et s'égarer. Sur la route, le pauvre Hamza s’est trouvé écrasé auprès d’un trottoir. Alors vous ne pouvez absolument pas imaginer le malheur de cette famille. La maman a perdu la raison, la vie de petites filles s’est complètement bouleversée du temps où le papa a subi une dégradation à cause de son absence continue et qu’il est perdu toute capacité de concentrer dans son travail.   
 
 
 
 
 
 
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Je veux vivre

vivre

Je veux vivre

vivre

Je veux vivre

vivre

Je veux vivre pour manger tous les livres

Je veux vivre pour connaitre les enfants

de mes petits enfants

pour avoir 100 ans

pour avoir 1000 ans

pour etre heureux et ivre

 

je veux vivre pour courir sur la grève

je veux vivre pour embrasser mes rèves

pour embrasser mes jours

pour connaitre l'amour

et les heures qui envirent

je veux vivre

 

je veux vivre toutes les joies de la terre

je veux vivre et parcourir les mers

je veux vivre et consommer la planète

sans laisser une miette

je veux voir toute les villes

plonger de toutes les iles

que leurs ciel me délivre

je veux vivre

 

je veux vivre pour avaler le monde

je veux vivre le monde qui frissonne

de milliers de pays

de millions de personnes

d'un milliard de récits

je veux pouvoir les suivre

je veux vivre sans jamais m'assoupir

je veux vivre sans jamais me trahir

pour que chaque saison

reclore mes passions

pour dévorcer le temps

qui'il cesse de me poursuivre

je veux vivre

por que lorsque la mort

viendra me faire un sort

elle ne puisse jamais

jamais déraciner

tout ce que j'ai planté

tout ce que j'ai semé

qui me fera survivre

 

je veux vivre

vivre

je veux vivre

vivre

je veux

 



UN JOURNAL


Pour mon équilibre mental
Je me suis fait un journal…

Mon esprit voyage dans un dédale
Et parfois je perds les pédales.
Heureusement que je garde mes sandales
Car c’est le principal.

Mon humeur s’emballe
Je deviens hyperactif et pyramidal.
Je dépasse la normale
Et plus rien ne freine mon débit vocal.

Pour mon équilibre mental
Je me suis fait un journal…

J’observe les pics et les descentes infernales
Car je balance dans des spires inégales
Mais je sais que rien n’est fatal.
Il s’agit de contrôler mon cérébral.

Aussi j’apprends la patience, le silence intégral.
Rien n’est facile car ce n’est pas banal.
J’ai tendance à flamber comme un feu de Bengale,
Je cavale à tout instant et j’ai perdu les rênes de Bucéphale.


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